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La Riba ou les spécificités de la finance islamique

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Le présent article analyse le cas spécifique de la finance islamique, notamment de la “Riba”, l’interdiction coranique de pratiquer l’usure. Il s’agit ici d’étudier le processus par lequel un interdit religieux plutôt handicapant s’est transformé en avantage concurrentiel sur la scène internationale.

Au coeur d’un capitalisme se déclarant aujourd’hui financier, le rôle de l’argent dans les affrontements de puissances redouble. Les fonds d’investissements, les fonds de pensions, les compagnies d’assurances ou les récents fonds souverains sont autant de moyens dont usent les nations pour remédier aux lacunes de leurs politiques. Le présent article analyse le cas spécifique de la finance islamique, notamment de la “Riba”, l’interdiction coranique de pratiquer l’usure. Il s’agit ici d’étudier le processus par lequel un interdit religieux plutôt handicapant s’est transformé en avantage concurrentiel sur la scène internationale. Les banques islamiques sont devenues de véritables concurrents des banques classiques, y compris auprès d’emprunteurs non musulmans. Elles se présentent en tant que « finance éthique » particulièrement sécurisée pour l’emprunteur et  lointaine aux troubles financiers liés à la dématérialisation de l’argent (LBO, techniques de titrisation, etc.). De plus, la finance « hallal » possède un point fort, celui d’être positionné essentiellement sur l’investissement entrepreunarial. Enfin, au delà de la nature financière, la finance islamique présente un double visage à la fois communautariste et internationale, faisant d’elle une arme stratégique pour les pays musulmans que nous devrions, à l’instar des anglo-saxons, prendre mieux en compte.

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Source : EFE – L’Ecole de Guerre Economique

L’école de guerre économique – EGE, n’est pas une formation comme les autres. Elle a été créée en 1997 pour combler deux lacunes importantes dans la formation initiale et la formation continue : premièrement la prise en compte des affrontements informationnels dans la définition de la stratégie des entreprises, des administrations et des collectivités territoriales ; deuxièmement la problématique de l’accroissement des puissances de l’après-guerre froide dans une mondialisation des échanges de plus en plus conflictuelle. Contrairement aux structures d’enseignement qui s’alignent sur les standards éducatifs d’origine américaine, l’EGE se situe à contre courant de ce nivellement de la pensée. Sans nier les apports anglo-saxons, l’EGE a bâti son modèle pédagogique sur l’analyse comparée des systèmes nationaux et transnationaux, sur les transferts de méthodologie entre le monde militaire et le monde civil et sur l’importance croissante du management offensif de l’information dans le développement des activités économiques. L’EGE est aussi une école qui privilégie l’art de la rhétorique afin de rendre les entreprises plus efficaces dans la compétition tous azimuts que génère aujourd’hui la mondialisation des échanges. Il ne s’agit plus simplement de communiquer mais il faut également mieux occuper le terrain par la production de connaissances et contrer les attaques multiples et variées qui jaillissent par le biais de la société de l’information.

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